06 Nov 2017
Quel moyen pour investir en crowdfunding dans l'immobilier ?

Quel moyen pour investir en crowdfunding dans l'immobilier ?

Crowdfunding immobilier

Le crowdfunding a vu le jour en 2010 aux États-Unis, quelques années plus tard, ce mode d'investissement s'est invité en France. Alors, en quoi consiste le crowdfunding immobilier ?

Le crowdfunding dans l'immobilier

Le crowdfunding immobilier (financement participatif immobilier) consiste en une nouvelle forme d'investissement dans l'immobilier. Il s'agit de rassembler plusieurs investisseurs dans le but de financer une même opération immobilière. Effectivement, avant son avènement au début de l'année 2014, le placement dans l'immobilier commercial était destiné aux investisseurs institutionnels ou aux plus aisés. D'ailleurs, la capacité d'investir des sommes colossales écartait certaines catégories de particuliers. Aujourd'hui, l'addition des sommes venant de plusieurs contribuables est possible.

En outre, la gestion des capitaux relève des autorités compétentes ou de l'auteur de projet en personne. La seule responsabilité des investisseurs est de verser le montant, généralement supérieur à 1 000 euros. Pour ce faire, le promoteur propose un projet sur une plateforme dédiée afin de susciter l'attention des internautes. Ensuite, ces derniers sélectionnent les projets sur lesquels ils souhaitent miser. À l'issue des opérations, la somme initialement versée sera récupérée en plus du rendement.

Quel intérêt ?

Ce mode de placement à court terme semble profitable, car le taux de rentabilité est estimé à environ 12 % par an. En raison de la participation d'un ensemble d'investisseurs, le financement ne réclame aucune somme considérable. Ainsi, la souscription est accessible à tous les particuliers. À l'inverse des placements immobiliers traditionnels, le crowdfunding se compare à un investissement dématérialisé. En effet, les investisseurs répondent au titre de créancier et lèguent le capital au véritable auteur du projet.

D'ailleurs, en l'absence d'organisme prêteur, les investisseurs ne sont soumis à aucune contrainte extérieure (taux d'intérêt, endettement à long terme…). Aussi, à défaut de formalité administrative, les procédures de financements semblent nettement plus rapides. De plus, aucun intermédiaire ne sépare les deux parties (investisseurs et porteur de projet). Néanmoins, le contact s'effectue en ligne via un site dédié aux investissements. De surcroît, la connectivité entre les internautes accentue la promotion du projet.

Les risques

Quelques zones d'ombres subsistent encore quant à l'analyse des risques du financement participatif immobilier. Toutefois, le marché du crowdfunding semble encore fragile, car son apparition ne date que de quelques années. Aussi, l'authentification du projet et de son auteur doit faire l'objet d'une inspection préalable afin d'écarter toute tentative d'arnaque. Pour ce faire, la plateforme est impérativement labellisée par l'AMF (Autorité des marchés financiers). Du reste, en tant qu'actionnaires, les investisseurs bénéficient d'un droit de véto sur le projet.

Néanmoins, les conseils d'expertises restent indispensables aussi bien dans les placements participatifs que dans les investissements classiques, car ils proposent un encadrement du projet. Dans un investissement locatif, leur appui s'élargit jusqu'à la gestion du revenu locatif. Par ailleurs, Frédéric Hottinger figure parmi les experts en immobilier et en gestion locative. En effet, à travers son entreprise Softibus Patrimoine, Frédéric Hottinger accompagne ses clients tout au long de l'acquisition, voire jusqu'à la location du bien.